La valse de l'errance
Je rêvais d'un monde ou ses mots étaient les miens,
Où on avait à se rendre compte que de rien,
Où mes bras l'enlaçaient, ses lèvres devenaient ma soie,
Où tout les lits nous appartenaient quelque soit l'endroit,
A présent elle partage son lit avec un autre que moi,
Ses lèvres de mages m'ont été volé par une autre roi,
Ses bras sont que rubans invisibles qui m'enrobent,
Je rêves d'elle tout le temps, mes nuits n'ont plus d'aube,
Je rêves l'amour qu'elle ne me prouve plus,
Je crève les martyrs comme un ange Déchu,
Sa silhouette s'éloigne de moi, me disant encore je t'aime,
Je la vois au bord de la crête, Avalant silencieusement ma peine,
Je sais qu'à présent je ne serais plus le même,
Je sais que le temps peut détruire ce qu'on aime,
Je pleure mon désespoir dans ses bras imaginaires,
Mon lit est vide chaque soir, Je m'endors par-terre,
Dans ma solitude je n'ai trouvé qu'un petit sourire,
A l'idée de la voir heureuse, de ne plus la voir souffrir,
Je reprend l'habitude que j'avais avant de la connaitre,
Quel ironie hideuse, je me retrouve seul avec mon être,
Je remercie la vie de l'avoir mis au sein de ce monde ,
Car elle m'a permit de croire au plus beau des contes,
Grâce à elle j'ai vu les cimes de l'avenir loin aux horizons,
J'ai pu gouter au crime d'aimer à dépasser tous plafonds,
Me voilà dans mon manteau de glace regardant son visage,
Tout les grains du sablier se cassent dans leur cage,
Mes nuits sont sans étoile, L'aube se cache derrière la lune,
Je l'imagine heureuse ailleurs derrière ses sombres dunes,
Je pose la main sur le c½ur qui bat encore pour elle,
C'est encore mon seul bonheur, c'est encore la plus belle,
Mais perdu dans ce vaste désert, je me meurt de son absence,
Dans ce silence digne de l'enfer, ce n'est qu'à elle que je pense..
Mon c½ur est donné pour l'éternité, je n'en avais qu'un seul,
Aucune seconde n'est à regretter , mais je m'apprête à porter le deuil,
Viendrait-elle encore de nul part laissant tout derrière elle?
Vivrait-elle encore à mes cotés pour une vie de bataille éternelle?
Je ne sais pas, Je désespère de voir une main dans ce noir,
Je m'aveugle et j'ère ce chemin, cherchant juste un peu à boire,
Je la voit encore partout, Je ne veut pas oublier malgré mes chaînes,
Je prie qu'elle sache surtout, pour tout les temps, que mon être entier l'aime..
©Moon light shadow